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Histoire de la commune

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Macouria du 17ème au 19ème siècle

L’histoire de Macouria commence depuis la première expédition de Daniel de La Touche de La Ravardière en 1604. A cette époque elle était encore vierge et comptait beaucoup de peuplement d’indiens. En 1643 Charles Poncet de Brétigny arrive avec la compagnie du cap nord. En 1644 il rejoint la « pointe Macouria » dans une chaloupe avec ses hommes. Il combat les amérindiens et l’un d’eux lui tire une flèche entre les deux yeux et meurt. Il fut le premier gouverneur mort en Guyane.

Les premiers jésuites arrivent en Guyane aux alentours de 1709, notamment avec le père Lombard et le père Ramette. Tous deux évangélisent les amérindiens et les baptisent. Vers 1710 ils construisent la paroisse de St Joseph à la pointe Liberté pour y continuer leur travail d’évangélisation.

Mais Macouria prendra un essor important grâce à Rémy Guillouet D’Orvilliers qui fait une propagande dans toute la colonie pour installer des ménageries.

Les jésuites profitèrent alors, de l’occasion pour s’infiltrer dans toute la colonie. C’est ainsi qu’à travers leurs cultures prospères et abondantes de café, de cacao et de roucou qu’ils furent les premiers à développer le quartier de Macouria.

Un essor qui continuera à s’accroître depuis les années 1800 jusqu’à aujourd’hui avec l’influence des colons et autres personnages important de la Guyane.

Sur un plan institutionnel la Guyane est divisée en autant de quartier qu’il y ait de paroisse. Macouria possédant la sienne prend le nom de quartier de Macouria. De ce fait avec l’organisation municipale réglée par le Décret coloniale du 30 juin 1835 modifié par un arrêté local du 2 août 1848, Macouria est dirigé par un Commissaire-Commandant (le maire) et son Lieutenant-Commandant (l’adjoint au maire).

Eglise de Macouria
L’église de Macouria était située sur le morne Macouria à 17Km de la pointe Liberté. Elle a été transférée sur l’habitation de Mr Tonate par le Père Bonis, au moment où les travaux de construction de la route transférait le Bourg sur l’habitation de Mr.Tonate.

Geographie

D’un point de vue territorial, la commune de Macouria est circonscrite par la rivière de Cayenne, franchie aujourd’hui par le pont de Larivot, et la rivière de Montsinéry. Au sud, elle touche la commune de Montsinery ; au nord-ouest, le territoire de la commune de Kourou, qui commence à la pointe du Trésor.

La commune doit son nom à la crique Macouria, mais l’agglomération, chef-lieu de commune, s’appelle Tonate, du nom d’un colon, monsieur de Tonate. Cette agglomération est d’ailleurs tout à fait modeste : en 1974, elle ne comptait qu’une centaine d’habitants.

Aujourd’hui ce territoire s’étend sur plusieurs zones réparties en « quartier » ; Soula 1, Soula 2, Maillard, Carapa, Préfontaine, Tonate, Césarée et Matiti. La population en constante progression est estimée au dernier recensement à 7892 habitants.

La Pointe Liberté
La pointe Liberté anciennement appelée Pointe Monsigot, marquait le point de départ vers Macouria et Kourou. Une chaloupe assurait le transport fluvial, puis vint le bac au moment où la route coloniale n°1 fut achevée. On trouve encore les vestiges de la maison du surveillant de la pointe.
 
 
 
 

 

Habitations

L’activité agricole de Macouria, qui date de l’époque coloniale reste toujours très dynamique. Quant à son patrimoine, il résume la découverte de certains sites passionnants comme « La béarnaise », la « Félicité » ou le « Courbary » qui nous dévoilent peu à peu le rôle important qu’a joué Macouria pour la Guyane.

Habitation de Guatemala
- 1709 le père Lombard arrive en Guyane. Il implante une mission sur la rivière d'Irakoua (Iracoubo), le camp est transféré sur la rive droite de l'embouchure du Kourou.
- 1710 il explore le guatemela où il instruit les Kalina dans leur langue. 26 décembre 1710 il baptise 15 Kalina de la mission de Kourou à l'Èglise St Nicolas de Cayenne.
- 1712 devant le succès de cette stratégie, il fait construire une église et met en valeur les terres de Guatemala avec la culture du cacao, du café, et du roucou.
Cette habitation qui prend très vite de l'ampleur devient un petit bourg avec plus de 300 fidèles. Il éduque les enfants de l'habitation.
- 1730 Guatemala devient une des plus grandes et des plus prospères ménageries de la colonie
- 1748 le père Lombard décède près de sa mission
- 1844 Un extrait de l'exposé général des résultats du patronage des colonies fait état de la célébration de la messe le dimanche qui est perpétré de génération en génération par les habitants de Guatemala.
- Fin XIXeme après la construction de la route, un omnibus assurait le service des transport de Macouria à Guatemala

Habitation la Béarnaise
La Béarnaise est une propriété qui a été acheté par l'oncle de M. Jean-Baptiste TONAT (1775-1837) qui avait fait partie de l'expédition de Kourou.
- M. TONAT Commissaire-Commandant du quartier de Cayenne hérite de cette propriété. Il épouse Marie-Victoire TALOIS le 13 août 1802 à Cayenne.
- Il cultive le coton de Daka qui provient de l'Inde avec son associé Mr. Tournier un expert et ami du baron de Laussat en Louisiane.
- Grâce à son moulin à hérisson pour égrener le coton il parvient à sortir un coton d'une blancheur extrême et propre.
- Cette qualité nettement supérieure au coton du Sénégal le place en tête de la colonie. Et fut le 1er à exporter son coton.
- 10 ans après sa mort en 1847 ses héritiers vendent l'habitation pour le gouvernement aux prix de 12,000frs. Elle sera destinée à la création d'établissements d'utilités publiques.
- La Béarnaise devient alors le bourg de Mr Tonat puis le bourg de Tonate.
- Sa tombe se trouve au cimetière de Cayenne

Habitation la Félicité
Cette habitation appartient à Mr. Jean Antoine Brûletout De Préfontaine arrivé en Guyane :
- Vers 1740 où il devient officier de la milice coloniale.
- 1748 il parvient à arrêter une des plus grandes bandes de nègres marrons qui semait la terreur sur les habitations de Macouria.
- 1752 il est proposé comme aide-major pour le poste d'Oyapock
- 1754 il fait preuve d'insubordination auprès de Saint Michel Dunezat lieutenant de roi. Mis aux arrêts sur son habitation il se consacre à l'agriculture en cultivant la canne à sucre et à la littérature en écrivant une « habitation rustique » qui trace la vie enthousiaste de la Guyane, publié en 1762 en France.
- 1763 il dirige la mission de Kourou.

Habitation le Courbary
Cette habitation appartient à Mr. Jean Paillé sergent milice né en 1668.
- 1704 il épouse Melle Suzanne Amomba une esclave qui devient libre par ce mariage.
- Leur habitation est très prospère. Ils cultivent du cacao, de l’'indigo, du café, du roucou. Ils possèdent aussi des bovins, ovins et porcins.
- 1737 Le bilan de l'’habitation s'’élève à 67 esclaves et une maison à cayenne.
- 1739 Mr Paillé décède et laisse sa femme seule et sans héritiers.
- 1742 tourmentée par les autorités coloniales de l’'époque, elle rédige un testament où elle scinde ses biens en 3 parts dont l'’une sera utilisée pour la construction d’'une paroisse à Macouria

 

L'avenir de la Commune

Il est certain que l’histoire de Macouria n’a pas fini de faire couler de l’encre, tant sur son passé que sur son devenir, car le dynamisme de sa population insufflé par son Maire Serge ADELSON conduit inexorablement la commune à être un pilier de « L’avenir de la Guyane ».

Les Maires de Macouria au 20ème siècle

Nom du Maire
M. Ulric PAILLE
M. Lionel BACE
M. Renotte ROBO
M. Renotte ROBO
M. Lucien BOUTIN
M. Renotte ROBO
M. Raphaël GALANT
M. Raphaël GALANT
M. Yves-Paul ROBO
M. Antoine FELIX
M. Serge ADELSON
M. Serge ADELSON
M. Serge ADELSON
M. Serge ADELSON
M. Serge ADELSON